La Feuille de la Compagnie 2

From Tolkien Gateway
Tolkien, les racines du légendaire: La Feuille de la Compagnie no.2
AuthorEdited by Michaël Devaux
PublisherGenève: Ad Solem
Released2003
Pages416
Followed byLa Feuille de la Compagnie 3

La Feuille de la Compagnie 2: Tolkien, les racines du légendaire ("The Leaf of the Fellowship 2: Tolkien and the Roots of the Legendary") is an issue of the French journal La Feuille de la Compagnie. The issue includes J.R.R. Tolkien's letter to Milton Waldman from ca. 1951 in both French and English versions.

Contents

  • Éditorial
  • Inédit : J. R. R. Tolkien, Lettre à M. Waldman (1951 ?), traduction complète de M. Devaux, édition bilingue du résumé du Seigneur des Anneaux

Dossiers :

  • Louis Bouyer & J. R. R. Tolkien : une amitié d'écrivains, par Michaël Devaux
  • Númenor, centre celtique, par Michaël Devaux
  • Eriol ou Ælfwine le marin, par Philippe Garnier
  • Tableaux de correspondance entre Le Seigneur des Anneaux et The History of The Lord of the Rings, par Michaël Devaux

Articles :

  • Michaël Devaux, Les anges de l'Ombre chez Tolkien : chair, corps et corruption
  • Irène Fernandez, La vérité du mythe chez Tolkien: imagination et gnose
  • Verlyn Flieger, Nommer l'ineffable: l'« Un » néo-platonicien dans Le Silmarillion de Tolkien, trad. fr. de D. Ledanois
  • Philippe Garnier, Les traditions textuelles des Jours anciens
  • Sébastien Mallet, L'anneau de Barahir

Comptes rendus :

  • Tour d'horizon bibliographique, par M. Devaux
  • J. R. R. Tolkien, The History of the Lord of the Rings, par D. A. Anderson, trad. fr. de Ph. Garnier
  • J. R. R. Tolkien, Letters from Father Christmas, revised edition, par C. Fockeu
  • J. R. R. Tolkien, Contes et légendes inachevés, par C. Fockeu
  • R. Beare, Tolkien & the Silmarillion, par M. Devaux
  • C. Duriez, Tolkien and The Lord of the Rings, par M. Devaux
  • P. Jackson, La Communauté de l'Anneau, le film, par G. Semprini

From the publisher

Considering Tolkien seriously : this is the project of La Compagnie de la Comté, an association founded seven years ago. Is the Middle-earth established by Tolkien in three Ages the pure fruit of the imagination or the age of reason ? What rationality for fairyland ? Can a mythology only be a prolegomena to a rational discourse or can the mythos be kept alongside the logos after the end of ancient mythologies ? What roots innervate the fairy tree ? To create Middle-earth, Tolkien drew on two sources: the matter of the North (the Scandinavian culture he taught at Oxford) and his (Catholic) faith. Its borrowings from the patristic tradition are identifiable. The study of two questions proves this exemplarily. How to name God ? Do angels have bodies ? Moreover, fairyland, as Tolkien thinks, is in no way comparable to New Age - modern gnosis which, like the Fathers of the Church yesterday, Tolkien allows us to reject today. Because if The Lord of the Rings is also a sucker, this new tree is rooted, with discernment, in tradition. Moreover, this fairyland thinks of itself as a tradition. Tolkien, in the letter to Mr. Waldman which we publish, traces the complete genesis of his mythology. He appears as the last scribe of a tradition dating back to Eriol, an Anglo-Saxon traveler in contact with the Elves. But the fairyland can also be thought of not only as a discourse on the land of the Elves, but above all by its events (the meeting of creatures in these places). This is what that French friend of Tolkien, R. P. Louis Bouyer, admirably suggests. Taking fairyland seriously therefore requires entering into its own history, allegory being a facility that must be renounced. We can then support a few theses internal to the legendary. Thus we will discover why the ring is not only an instrument of power, why Sauron is not only a new Melkor, why Sauron is still not only an eye. Finally, we will see why Númenor is a Celtic center - by which we join the other source of inspiration of Tolkien.[note 1]

External links

Notes

  1. [Original text:]Prendre Tolkien au sérieux : tel est le projet de La Compagnie de la Comté, association fondée il y a sept ans. La Terre du Milieu mise en scène par Tolkien en trois Âges est-elle le pur fruit de l'imagination ou en âge de raison ? Quelle rationalité pour la féerie ? Une mythologie ne peut-elle être que prolégomènes à un discours rationnel ou peut-on conserver le mythos auprès du logos après la fin des mythologies antiques ? Quelles racines innervent l'arbre féerique ? Pour créer la Terre du Milieu, Tolkien a puisé à deux sources : la matière du Nord (la culture scandinave qu'il enseignait à Oxford) et sa foi (catholique). Ses emprunts à la tradition patristique sont identifiables. L'étude de deux questions le prouve exemplairement. Comment nommer Dieu ? Les anges ont-ils un corps ? En outre, la féerie, telle que la pense Tolkien, n'est en rien assimilable au New Age - gnose moderne que, tels les Pères de l'Église hier, Tolkien nous permet de repousser aujourd'hui. Car si Le Seigneur des Anneaux est lui aussi un surgeon, ce nouvel arbre est enraciné, avec discernement, dans la tradition. Plus, cette féerie se pense elle-même comme tradition. Tolkien, dans la lettre à M. Waldman que nous publions, retrace la genèse complète de sa mythologie. Il apparaît comme le dernier scribe d'une tradition remontant à Eriol, voyageur anglo-saxon en contact avec les Elfes. Mais la féerie peut aussi se laisser penser non seulement comme discours sur le pays des Elfes, mais surtout par ses événements (la rencontre des créatures en ces lieux). C'est ce que suggère admirablement cet ami français de Tolkien qu'était le R. P. Louis Bouyer. Prendre au sérieux la féerie impose donc de rentrer dans son histoire propre, l'allégorie étant une facilité à laquelle il faut renoncer. L'on peut alors soutenir quelques thèses internes au légendaire. Ainsi découvrira-t-on pourquoi l'anneau n'est pas qu'instrument de pouvoir, pourquoi Sauron n'est pas qu'un nouveau Melkor, pourquoi Sauron encore n'est pas qu'un œil. Enfin, l'on verra pourquoi Númenor est un centre celtique — par où l'on rejoint l'autre source d'inspiration de Tolkien.

References

La Feuille de la Compagnie
Issues 1 · 2 · 3
Relatives Michaël Devaux, L'association La Compagnie de la Comté (defunct)